Pourquoi je suis candidat à la présidence des Libéraux Démocrates

16/09/2019

 

Le 5 octobre, les Libéraux Démocrates (nouveau nom, adopté le 20 juin dernier par les Listes Destexhe) tiendront leur premier congrès. Après une discussion générale durant laquelle nos militants auront largement la possibilité de s’exprimer, il adoptera nos statuts et élira celui ou celle qui dirigera le parti dans les cinq ans à venir, soit pendant la durée de la législature qui commence.

 

Je suis candidat à la Présidence. Pourquoi ?

 

Parce que j’ai le désir profond de « faire bouger les choses ». Dans un paysage politique et médiatique aseptisé où, le plus souvent, c’est la gauche qui débat avec le centre-gauche, j’ai l’ambition de faire exister la droite dans le débat des idées. Comme c’est le cas en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne et dans tous les autres pays qui nous entourent.

 

Parce que je crois que la domination du PS sur la Wallonie et sur Bruxelles a produit des effets catastrophiques et qu’Ecolo avec ses utopies et son communautarisme nous prépare des lendemains pires encore. Parce que je crois que l’alliance entre PS, Ecolo et le MR en région wallonne souligne le glissement du MR vers le centre-gauche.

 

Parce que je suis atterré par la montée du communautarisme, la généralisation de la violence et le recul constant sur nos principes. Parce que, comme Ursula von der Leyen, nouvelle Présidente de la Commission européenne, je crois qu’il faut protéger « notre mode de vie européen ».

 

Parce que je refuse d’être le spectateur passif ou impuissant de notre déclin.

 

Le 26 mai, nous avons remporté plus de 42 000 voix. Certains diront que c’est peu, que c’est un échec. Je dis moi que passer, en moins de trois mois, pour un parti naissant, dans les conditions qui étaient les nôtres et avec peu d’accès aux médias, de 0 à 42 000 voix est un exploit. Il prouve qu’il existe, malgré tout, dans ce pays, un « désir de droite ».  En travaillant ensemble, nous pouvons faire bouger les choses, et faire de la prochaine élection un succès qui nous permettra d’envoyer nos premiers élus au(x) parlement(s). C'est à cela que je travaillerai!

 

Je suis candidat parce que je crois possible de faire vivre et se développer une droite moderne, démocratique, une droite qui sera un jour de gouvernement, une droite qui ne cède ni à la mollesse du centrisme ni aux sirènes du populisme et de l’extrême droite qui posent parfois de bonnes questions mais y apportent, toujours, les mauvaises réponses.

 

La droite que je défends est une droite inclusive et ouverte. Une droite qui se préoccupe de la qualité de notre enseignement et qui veut qu’il prépare les jeunes à une meilleure insertion sur le marché du travail tout en leur permettant de développer leurs talents. Une droite qui remettra l’apprentissage en valeur et renforcera le lien entre écoles et entreprises.  

 

La droite que je défends veut moins d’Etat mais un « meilleur Etat », moins de dépenses publiques administratives, et donc moins d’impôts et de taxes pour permettre aux entreprises d’investir et de se développer et aux particuliers de jouir des fruits de leur travail.

 

La droite que je défends veut libérer les énergies constructives et la créativité en favorisant la création de PME/TPE, en améliorant le statut des indépendants et en diminuant, de manière intelligente, des réglementations et des procédures toujours plus lourdes, toujours moins compréhensibles et toujours plus paralysantes. Elle défendra les classes moyennes, socle de la démocratie et moteur de la croissance et de l’intelligence collective.

 

La droite que je défends ne juge pas les gens en fonction de leur origine ou de leur religion, mais en fonction de leurs actes et de leur respect de la loi. Elle est pour une immigration choisie, limitée, par quotas nationaux et professionnels (comme aux Etats-Unis ou au Canada) répondant à nos besoins économiques et contrôlée par le parlement qui voterait, chaque année, une loi définissant strictement les quotas et les conditions d’accès au territoire.

 

La droite que je défends combat tous les racismes, particulièrement l’antisémitisme, ce cancer de l’esprit qui ressurgit, ces dernières années, porté par l’échec de l’intégration et les théories complotistes.

 

La droite que je défends est laïque : oui à la liberté de religion, bien entendu, mais la liberté de religion, c’est la liberté d’avoir une religion ou pas, de la pratiquer ou pas, d’y renoncer ou d’en changer, d’être athée. Et la religion est et doit rester une affaire privée, ne pas s’immiscer dans la conduite de l’Etat et de la société. C’est aussi le droit de blasphémer (même si, à titre personnel je ne le fais pas, ne voyant aucun intérêt à blesser les gens dans leur croyance) : le droit au blasphème est essentiel. Nous sommes les enfants de Voltaire et de Beaumarchais !

 

La droite que je défends veut une intégration totale et réussie des nouveaux arrivants, concrétisée par « un parcours d’intégration » obligatoire qui insiste sur les points que je viens d’évoquer et impose le respect de la Constitution et des lois, le respect des « genres », le respect de l’égalité entre hommes et femmes, l’interdiction de toute violence familiale.

 

La droite que je défends veut plus de sécurité, une police mieux équipée, plus efficace et plus respectée, une meilleure justice rendue plus rapidement, la fin de l’arriéré judiciaire, des sanctions réellement dissuasives et réellement appliquées. Elle veut que l’Etat se concentre davantage sur son activité régalienne parce que sa responsabilité première, c’est de protéger les citoyens !

 

La droite que je défends est solidaire de ceux qui souffrent et qui sont fragilisés, mais elle refuse l’assistanat qui ôte toute dignité à ceux qui en vivent et combattra sans faiblesse tous les abus.

 

La droite que je défends est sensible à la question de la protection de l’environnement et au changement climatique mais elle refuse l’écologie autopunitive. Elle luttera particulièrement pour protéger et développer le bien-être animal qui, à mes yeux, est un véritable « marqueur sociétal ».

 

La droite que je défends se battra toujours pour les droits des femmes – à fonction égale, salaire égal, et bien entendu, égalité totale des droits et donc opposition ferme à l’infériorisation de « l’autre moitié du monde », par exemple, par le voile.

 

La droite que je défends est pro-européenne, car nous devons être unis pour faire face aux géants qui dominent aujourd’hui l’économie, mais elle veut que les prérogatives régaliennes (sécurité intérieure et extérieure, justice, immigration, défense et diplomatie) restent aux mains des Etats qui composent l’Union européenne.

 

La droite que je défends, enfin, est solidaire avec ceux qui, dans le monde, se battent pour leur droit et leur dignité – je pense en particulier aux femmes d’Iran qui, depuis des années, mènent, dans l’indifférence quasi générale du monde un combat courageux contre le voile obligatoire, je pense aux ex-musulmans persécutés, je pense à ceux qui veulent faire exister un Islam des Lumières, je pense aux chrétiens d’Orient. Cette droite se battra pour la reconnaissance du génocide arménien et des autres minorités chrétiennes en 1915.   

 

Sur tous ces points, mes positions sont non-négociables. Je les défendrai bec et ongles et je les imposerai dans le débat médiatique et politique.

 

Depuis trop longtemps, trop de nos concitoyens ont l’impression que la politique a été confisquée par une caste arrogante, sourde au « cri du peuple » et pratiquant l’entre-soi, quand ce n’est pas le simple népotisme. Nos concitoyens ont l’impression, justifiée, d’avoir perdu le contrôle de leurs vies et de subir des choix imposés par ignorance, lâcheté ou angélisme. La droite que je défends aidera nos concitoyens à REPRENDRE LE CONTRÔLE ! Je m’engage à tout faire pour y parvenir.

 

Dans ma vie, rien ne m’a été donné. J’ai construit ma carrière à force de travail et de sacrifices - et même plusieurs carrières : journaliste, membres des « services », expert ou auteur - tout ce que je suis, je l’ai voulu et je l’ai réalisé par ma volonté, tout ce que j’ai, je l’ai arraché en me battant. Pour ces idées que je viens de développer, je ferai exactement la même chose : être volontaire et me battre. Sans relâche.

 

C’est pour cela que, le 5 octobre, je serai candidat à la présidence des Libéraux démocrates !

 

Si vous voulez commenter ce manifeste ou échanger avec moi, écrivez-moi à claude.moniquet@liberauxdemocrates.be

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