COVID-19 : Apprendre à vivre avec le virus ou choisir le suicide collectif…


Le climat anxiogène créé par la pandémie de COVID-19 s’alourdit de jour en jour. Mais c’est n’est plus tellement la maladie elle-même qui crée ce malaise, mais bien les mesures incompréhensibles et souvent liberticides décidées par des gouvernements qui, de plus en plus souvent, donnent l’impression de naviguer à vue. Et, bien entendu, les médias, par leur couverture permanente et parfois discutable rajoutent de la confusion dans les esprits.


Il y a quelque chose d’objectivement indiscutable : la maladie progresse – que nous soyons au début d’une « deuxième vague » ou dans la simple continuation de la « première » : ce jeudi 17 septembre, on comptait au moins 29 870 112 cas de contaminations dans le monde. Un chiffre certainement approximatif, étant donné que certains pays – l’Inde, le Brésil, le Pakistan, les Etats africains…- faute de disposer d’un système de santé efficace ou accessible à tous - n’ont qu’une vision partielle de la situation. Mais, en Europe du moins, le nombre de décès est en baisse, comme celui des hospitalisations dans les services d’urgence. A ce jour, comme je le soulignais il y a quelques mois - https://www.claude-moniquet.com/single-post/2020/05/20/pour-en-finir-avec-le-covid-19-quand-l-e2-80-99europe-s-e2-80-99est-suicid-c3-a9e-par-peu - le COVID tue toujours moins que le Sida ou que…la faim dans le monde.


La raison en est simple : le virus se propage aujourd’hui, pour l’essentiel, dans la jeunesse, et celle-ci, une fois infectée, ne développe que des symptômes très mineurs, ne nécessitant pas l’hospitalisation voire reste purement « asymptomatique ». La population « à risque » - les personnes âgées, celles atteintes de certaines maladies – se protège mieux, manifestement, et c’est très bien comme ça. Et puis soyons clairs : depuis le début de la pandémie, ce sont très majoritairement (80%) des personnes de plus de 80 ans, le plus souvent affectées d’une ou plusieurs comorbidités qui ont été tuées par le virus. Et dans les 20% des cas restant, l’immense majorité des décès a touché des personnes elles aussi atteintes de comorbidité – obésité, diabète, cancer – diminuant l’efficacité de leur système immunitaire. Alors oui, bien entendu, il y a de tragiques exceptions, comme cette jeune fille de 16 ans en excellente santé décédée à Bordeaux il y a quelques mois. Mais ce sont des exceptions.


Pourtant cette réalité n’empêche pas nos dirigeants de continuer à prôner des mesures inapplicables, incontrôlables ou portant atteinte à nos libertés fondamentales.


Ainsi, en Belgique, la règle de la « bulle des 5 » (le nombre de personnes « extérieures au foyer » que l’on est autorisé à fréquenter) pourrait, bientôt être remplacée par un « crédit », un budget que chaque personne pourra « dépenser » comme elle le souhaite - https://www.7sur7.be/belgique/apres-la-bulle-sociale-le-budget-de-contacts~a8c4ad1a/ . Comprenne (et applique…) qui pourra.


Jean-Luc Gala, spécialiste en infectiologie et chef de clinique à l’UCL le déclarait pourtant il y a quelques jours : « La hausse des contaminations est-elle inquiétante ? Non. Elle est tout à fait normale. Est-ce que c’est dangereux que le virus circule ? Non, une nouvelle fois ! Il circule maintenant dans une catégorie qui n’en souffre pas, des jeunes qui vont faire au pire des petits symptômes, au mieux rien du tout. Que des gens soient contaminés mais ne développent pas de symptômes, tant mieux ! On n’a pas de vaccin et cela participe à l’immunité collective. » Et de conclure : « Il ne faut pas supprimer les mesures, mais peut-être les assouplir. Les gens ne souffrent plus du coronavirus, mais des mesures pour l’enrayer. »


Sur LN24, dans l’excellente émission « Les visiteurs du Soir » - https://www.ln24.be/2020-09-14/les-visiteurs-du-soir-guy-haarscher-et-jean-michel-saive -, lundi dernier, la débatteuse Alessandra d’Angelo résumait la situation par trois formules chocs : « On va avoir plus de morts d’entreprises et de suicides d’indépendants » que de morts du COVID ; « Nous sommes arrivés à un tel niveau de développement médical et technologique que, quelque part, l’être humain se sent invincible, éternel, immortel…et cette pandémie nous a réveillé à notre mortalité » ; et enfin : « on n’est pas dans un système de santé mais dans une industrie de la maladie…. »


Sur son blog - https://blogs.mediapart.fr/942156/blog/280720/crise-sanitaire-et-libertes-individuelles-entre-deux-maux-choisir-le-moindre -, le 28 juillet, elle mettait déjà en garde : « Notre santé est primordiale, nos libertés ne le sont pas moins ! La politique est certainement moins ambitieuse, mais les gestes barrières, la distanciation sociale, le port du masque dans l’espace public et les tests à grande échelle ne devraient-ils pas s’autosuffire ? Une chose est sûre : Big Brother ne nous sauvera pas du chaos. Notre Etat de droit brûle sous les yeux hagards de notre léthargie. Il est des engrenages où ils ne faut pas mettre le doigt ».


Je partage entièrement cette opinion. Il est temps de revenir à la raison, de tourner le dos à la peur qui nous conduit à l’abime et, donc, d’apprendre à vivre avec le virus.