Quelques réflexions au sujet de la tragédie de Bir el-Abed

L’attentat commis contre une mosquée dans le petit village de Bir el-Abed (2500 habitants), non loin d’el-Arish, dans le Nord-Sinaï est effrayant à plus d’un titre. D’abord, bien entendu, il s’agit de la pire attaque terroriste de l’histoire égyptienne : samedi matin, le bilan, toujours provisoire, était de 305 morts (dont 27 enfants) et d’au moins 128 blessés. Il est un niveau auquel les chiffres se valent et il est vain de se lancer dans des comparaisons morbides ou de tenter d’établir un sinistre palmarès de l’horreur terroriste - un mort, bien entendu, c’est déjà un mort de trop – mais disons seulement, pour bien donner l’ampleur de cette tragédie que 305 morts, c’est, en une seule frap

Gérard Filoche, antisémite à l’insu de son plein gré ?

L’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République a donné lieu, depuis le printemps à une belle envolée de haine telle que nous les aimons en France : bien recuite, bien rancie, bien salissante, un peu gluante et répandant une fort mauvaise odeur. Une manière de nous rappeler que, pour certains de nos compatriotes, la politique c’est une nouvelle forme de guerre civile plutôt qu’un débat démocratique. Mais soit, nous sommes comme ça. Quand ces métastases de la violence française se cantonnent à ce marais nauséabond, à la marge des réseaux sociaux, où de courageux anonymes éructent contre tout ce qu’ils ne comprennent pas (ce qui, en fin de compte, représente beaucoup de choses),

« Meilleurs Alliés » : l’Affrontement entre Churchill et de Gaulle au théâtre

J’avoue que j’étais un peu inquiet : comment rendre compte, en une heure trente, trois actes et sur les planches, de cette relation complexe, tissée d’admiration réciproque, d’orgueil démesuré, de complicité, de tensions multiples, de camaraderie et d’exaspération qui s’installa, entre ces deux géants de 1940 à 1944? Inquiétude d’autant plus vive que ceux qui me connaissent savent que je voue à Winston Churchill une admiration qui confine au fanatisme qui en fait à mes yeux une véritable icône, tout en ayant pour le Général le plus profond respect (même si mon caractère me rend plus sensible au côté humain du premier qu’à la froideur du second). Autant aimer deux hommes qui se sont, parfois,

La chute de Tariq Ramadan

C’est l’histoire d’un homme qui, toute sa vie adulte, aura développé un double discours. A une certaine gauche qui l’a trop longtemps encensé, et à tant de politiques de tous bords, qui cherchaient désespérément des interlocuteurs capables de « pacifier » les secteurs les plus turbulents de la « communauté musulmane », Tariq Ramadan se présentait en partisan du dialogue, porteur d’un islam modéré et ouvert sur le monde, un honnête homme capable de calmer le esprits échauffés par les turbulences qui traversent la Oumma. , Mais pour ceux qui l’ont connu de près – et ont, parfois, fait un bout de chemin avec lui avant de s’en détourner – ou pour d’autres qui ont été amenés à s’intéresser profes

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